Under Defeat fait parti de cette vague de shoot them up qui ont déboulé sur
Dreamcast lorsque celle-ci était déjà morte, cela se justifie par le fait que ces jeux sont d'abord sortis dans les salles d'arcades japonaises sur le système naomi, un hardware presque identique à celui de la Dreamcast.
C'est dans ce contexte qu'est donc sorti Under Defeat en début 2006, un shmup au scrolling vertical, développé par
G. Rev ( le studio déjà à l'origine de Border Down).
Ce shoot nous plonge donc dans un conflit opposant deux grandes puissances, l'Union, et l'Empire, je ne vous en dirais pas plus sur le scénario, je ne comprends rien au japonais, et puis bon, ce n'est jamais la partie la plus abouti dans un shmup.
Vous incarnez donc ici une pilote tout droit sortie d'un manga, et dirigez un hélicoptère à travers les différents champs de batailles.
Sur le plan technique, Under Defeat fait honneur à la reine blanche et prouve qu'elle en a encore dans le ventre ! Dès le premier stage on en prend plein les yeux, les différents environnement très « industriels » (champ de bataille, forteresse, port ...) sont réussis, très détaillés et superbement animés. Les ennemis et les explosions envahissent régulièrement l'écran par dizaines, les boss quant à eux occuperont souvent à eux seul la totalité de l'écran de par leur taille, et la machine accuse d'ailleurs le coup.
En effet, il ne sera pas rare de constater des ralentissement dans les passages les plus nerveux, mais ils seront quelque fois les bienvenues, un projectile et toujours plus facile à éviter lorsqu'il va moins vite ...
Les « boulettes » sont nombreuses mais les paterns sont plutôt simple, le jeu ne s'apparente donc pas à la tendance actuelle du manic shooter, mais appartient à un genre plus classique et rare de nos jours, tel la série des strikers1945 ou zero gunner.
Les musiques s'intègrent bien à l'environnement « steam » du jeu, sans toutefois être vraiment remarquables, mention spéciale tout de même au stage 5, dans lequel la musique et la mise en scène s'accordent parfaitement et participent à créer une ambiance et une immersion unique, vraiment jouissive.
Le jeu utilise deux boutons, le A pour le tir principal et l'activation des modules, le B pour les bombes qui recouvrent l'écran à la manière du napalm.
L'originalité du gameplay se fait donc dans l'utilisation de modules, disposant de trois armements distincts :
- le vulcan : réplique de votre tir principal
- le canon : série de quelques tirs explosifs
-le rocket : un seul tir très puissant
Il vous faudra donc jongler entre les différents armements pour vous adapter à la situation, ou simplement à votre manière de jouer, en ramassant les icônes correspondant à chaque arme, lesquels apparaissent lorsque vous détruisez certains ennemis et éléments du décors. Leur utilisation se voit par contre limité par une jauge en bas à gauche, se remplissant automatiquement en quelques secondes entre chaque utilisation d'un module.
Le système de déplacement possède aussi sa petite particularité, lorsque votre hélicoptère se déplace, il pivote aussi sur son axe, vous permettant de tirer en diagonale. En restant appuyé sur le bouton A, il vous est possible de bloquer l'axe de tir de votre appareil.
Au niveau du contenu, comme souvent avec les adaptations de shoot arcade, c'est assez pauvre.
On se retrouve donc ici avec bien sur le mode arcade, un mode practice franchement "dispensable", et un ranking. Deux autres modes sont par contre à débloquer, une galerie d'artwork plutôt complète, et un mode miroir à la difficulté réévalué.
Niveau durée de vie, le jeu se termine en quelques dizaines de minutes, et la difficulté est d'ailleurs là pour l'augmenter. Celle ci se voit très progressive, le premier stage est relativement simple, et fait office d'introduction, la difficulté est donc croissante jusqu'au cinquième stage, lequel nécessitera pas mal de patience avant d'en venir à bout. Comptez donc quelques dizaine d'heures d'entrainement si vous souhaitez le finir en un seul crédit ...
Les + :
- les graphismes
- la mise en scène
- enfin autre chose que du manic
- gameplay simple mais efficace
Les - :
- ça rame sévère
- manque de contenu
Au final Under Defeat fait partie du haut de gamme de cette série de shmup sortie sur la dernière console
Sega, grâce à ses graphismes époustouflant, son ambiance réussie et un gameplay plus profond qu'il n'y paraît. Un titre résolument orienté
old school, destiné à ceux qui en ont marre du manic, et à ceux qui cherchent une bonne raison de dépoussiérer leur chère Dreamcast.