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Articles > Super Nintendo > Biometal


    Test rédigé par Mr Maurice
4186 lectures
11 votes - moyenne :
			9.27/10



Développé par Athena, Biometal est un shoot them up au scrolling horizontal, jouable uniquement en solo et sortie en 1993.
Comme le suggère sont nom, Biometal se déroule dans un environnement industriel et organique, pas mal inspiré du travail de l'artiste H.G. Giger (designer des créature des films « Alien »), et non sans rappeler l'ambiance d'un R-type.
Le scénario casse pas des briques, et c'est pas bien grave, en gros : dans un futur lointain, suite à une guerre intersidérale, les ressources de la galaxie sont épuisées. Une expédition est donc envoyé sur la planète « UP457 », mais est détruite par une nouvelle forme de vie, les Bio-Metal. Votre mission est donc de dégommer tout ce petit monde, de rejoindre leur planète d'origine, et de la détruire a l'aide d'un armement dernier cri. L'histoire vous ai d'ailleurs un peu plus détaillé dans l'intro de la version japonaise.



Ici le scoring est des plus basique, puisque l'on accumule des points en éliminant les ennemis et ramassant des bonus, le point fort du soft ce situe donc dans son gameplay.
Vous disposez tout dabord d'un tir simple, qui peut évoluer de 3 façons : eventail, frontal, double (avant et arrière) et gagnera en puissance en récupérant des power up.
A cela s'ajoute divers missiles, toujours récupérés grâce à des power up : frontaux, éventails, têtes chercheuses. Ce tir et ces missiles constituent votre armement principal, activé par le bouton B.



Mais la clé du gameplay se trouve dans votre « armement secondaire », le GAM.
Le GAM est une sorte de bouclier, constitué de trois boules bleus tournant autour de votre vaisseau, son utilisation est capitale, et s'opère de plusieurs façons :
Le bouclier vous protège de la plupart des projectiles, mais blesse aussi directement vos adversaires, il peut donc être utilisé comme arme de poing.
Le bouton A augmentera le diamètre du bouclier, vous permettant d'atteindre des cibles plus éloignés.
La touche R projettera votre bouclier dans la direction de votre choix, y compris les diagonales.



Enfin, il vous est possible de combiner les deux attaques, pour plus d' efficacité, c'est a dire d'augmenter le diametre, puis de l'expédier sur vos ennemis et inversement.

L'utilisation du GAM est régulé par la jauge situé en bas de l'écran, lorsque le bouclier n'est pas utilisé, la jauge est en mode Charge et se remplie, lorsque vous activez le GAM, elle passe en mode Guard et se vide petit a petit, l'utilisation d'une des deux attaques (R ou A) activera le mode Attack et la barre se réduira à la même vitesse qu'en mode Guard. Il faudra donc la surveiller de près et jongler entre les différents modes pour éviter que votre jauge soit vide au mauvais moment.
Quelques bonnes heures de jeu vous seront donc nécessaire avant de maîtriser toute les subtilités du gameplay, ce à quoi vous avez plutôt intérêt, étant donné la difficulté du soft !
En effet, même si perdre une vie ne vous fait pas recommencer la « zone » (comme c'est le cas par exemple dans un R-type), il vous faudra recommencer le niveau entier suite à la perte d'un crédit. On sera rassurer par la présence soutenu d'extend life, les crédit étant limité, vous en aurez besoin !
Arriver au bout du sixième stage relève en effet de l'exploit, même en réduisant la difficulté.




Techniquement c'est tout à fait honnête, les sprites, sont bien modélisés, nombreux à l'écran et pour la plupart imposants, mais se renouvèlent très peu d'un niveau à l'autre. Petit bémol concernant l'animation de ceux-ci, quasi inexistante pour la majorité des vaisseaux, seul les Boss se voient ici bien servis.
Les décors sont très distinct d'un stage à l'autre (dunes, organique, nuages,industries...), mais aussi inégaux, personnellement le décors du premier stage me brule les yeux, mais je trouve le stage 2 magnifique.
La bande son diffère entre la version japonaise et les versions européennes et américaines, pour notre part nous avons droit à un mélange de dance et techno typiques des années 90, et terriblement kitch maintenant, personnellement , j'adore. ^^
Les japonais eux ont eu droit a quelques chose de plus soft, moins péchu, mais aussi moins répétitive et collant plus à l'ambiance générale du jeu.




Les
- le gameplay
- les musiques
- la taille des sprites
- le rythme soutenu

Les -
- quelques ralentissements
- la difficulté, atroces dans les derniers niveaux
- l'animation
- les boss, pas vraiment impressionnants

Biometal est un très bon shoot, de par son gameplay unique et son ambiance musicale et fait parti des meilleurs de la console.
Le principal problème du soft se situe donc dans la difficulté, il est en effet presque impossible de dépasser le stage 5, un véritable enfer de boulettes au level design de malade. Biometal s'adresse donc aux bons joueurs à la recherche de challenge, si vous n'en faites pas partis, réduisez la difficulté, et laissez vous tenter au moins par les premier niveaux, il serait dommage de passer à côté ;).


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