Accueil  |   Articles  |   Tests  |   Astuces  |   Wallpapers  |   Forums  |   Liens  |   Contact

Articles > Super Nintendo > Dragon Ball Z 2 - La légende Saïen


    Test rédigé par Bugsy
9702 lectures
0 votes - moyenne :
			5/10

    Les "années 90" ont vu la prolifération des mangas en France, avec notamment l’immense succès de sagas tels que Dragon Ball et sa suite DBZ. Cet immense succès a d’ailleurs été adapté sur plusieurs plates-formes de jeux vidéo, et la Super Nintendo n’a pas fait exception, car c’est là où a vu le jour la série des DBZ Super Butoden, que l’on doit à Bandai, avec leur lot de particularités. Penchons nous donc l’adaptation du deuxième opus en français, qui se trouve être plus connu sous le nom de "La légende Saïen" !




Chronologiquement, "La légende Saïen" se trouve tout à fait au milieu de Dragon Ball Z ; son scénario alliant des histoires tirées de la série en tant que telle, mais aussi de quelques OAVs. Ainsi, dès le début du mode histoire, on se retrouve propulsé dans l’univers de Perfect Cell tout juste après qu’il ait avalé C17 et C18, comme le comprendront les innombrables fans de la série. Là, ne voulant pas détruire la planète sans se faire plaisir, Cell décide d’organiser des jeux où il sera opposé à chaque Z dans un combat singulier. Après avoir accompli cette mission, les héros devront affronter les « Pirates » menés par Bojack (qui n’est pas apparu dans la série, mais plutôt dans des films), avant de terminer son aventure avec Broly, le « Super Saïen » Légendaire, et ce sous certaines conditions, tout de même. Ce mode histoire n’est particulièrement pas étoffé, tout est présenté d’une façon assez succincte, on ne s’épanche pas dans des tergiversations longues et inutiles comme dans le dessin animé.



Tout ceci aurait été parfait si la traduction servie par l’équipe de Bandai n’avait pas été si ridiculement désastreuse. En effet, l’on se demande si l’adaptation a bien été faite par des français comme on le voit dans les crédits à la fin du jeu. On relève énormément de non-sens, des contradictions, des phrases vides où l’on ne saisit pas de qui on parle, même si, d’un coté, on est un peu habitué à cela de la part de l’éditeur, surtout pour la saga « Super Butoden ». Mais on comprend malgré tout le scénario, dont le personnage le plus important, à savoir le Super Saïen Légendaire, n’apparaît malheureusement pas souvent. La difficulté de ce mode « Histoire » est paramétrable, quatre choix étant possible. Il est aussi possible d’incarner quatre personnages que sont Son Gohan, fils de Son Goku, Piccolo le Namek, Végéta l’éternel rival et enfin Trunks du futur. Quand on choisit l’un des deux modes de difficulté les plus simples, le jeu finit assez vite, juste après la mort de Bojack le pirate, même s’il existe un chemin alternatif dans le cas où le joueur perdrait beaucoup de combats. Certaines allégations des personnages lors des scènes de dialogues laissent alors présager l’arrivée de Broly, mais sans plus : on se retrouve alors avec un générique de fin standard. Par contre, en choisissant les deux modes de difficulté les plus élevés, on se retrouve en terrain spécial, face au Saïen Légendaire, à condition de ne perdre aucun combat. C’est déjà beaucoup plus intéressant, le mode "histoire" gagne ainsi en intérêt, les combats étant évidemment plus ardus, de nouveaux niveaux apparaissant, et enfin, une petite surprise étant réservée en fin de jeu au joueur -si l'on incarne Son Gohan-, de même qu’un générique particulier. Mais il n’est pas évident d’y arriver, et pour cela, il faudra beaucoup d’entraînement pour maîtriser efficacement les pouvoirs de Gohan afin de pouvoir en tirer des enchaînements intéressants. Si on fait donc impasse sur la traduction quelque peu miteuse, le mode « histoire » et ses secrets s’avèrent tout à fait intéressant !



Il existe aussi un mode « championnat », permettant de faire des tournois impliquant soit l’ordinateur, soit d’autres joueurs, dans lequel il est possible d’incarner tous les joueurs qui apparaissent dans le mode histoire, aussi bien les héros que leurs ennemis. Il est possible d’y jouer jusqu’à huit. Le fun et l’ambiance sont garantis, et il va sans dire que cela augmente considérablement l’attrait qu’offre cet opus… Attrait qu’accroît largement le déroulement des combats en eux-mêmes !



Le style de combat est très particulier dans la saga des Super Butoden.Le « Player » habitué à MK et aux autres « Street Fighter » se sentira sûrement dépaysé du premier coup. Il faut d’abord savoir que les aires de combat sont hyper larges, et l’écran suit les deux combattants quelque soit leur position. Lorsque les combattants sont proches, il est possible d’avoir des combats au corps à corps, avec tout ce que cela implique (coups de pied, coups de poings, prises spéciales…), et l’usage des pouvoirs spéciaux est possible. Mais par contre, il suffit qu’ils s’éloignent un peu l’un de l’autre pour que l’écran se divise en deux parties verticales, dans lesquelles chaque perso se trouve. Là, il devient possible de s’envoler dans les airs, ou encore de lancer un super pouvoir qui a des effets dévastateurs quand l’adversaire ne sait pas les parer, ce qui n’est pas évident, car il existe des manipulations spéciales à faire pour y arriver, que ce soit en créant un champ magnétique, en les contenant, ou enfin en lançant soi-même un pouvoir du même acabit. Sachez quand même que les personnages ont une jauge de puissance qui augmente au fil du combat, mais diminue considérablement au cas où le personnage utilise les super pouvoirs ; il en devient ainsi fatigué, et ne répondra plus à vos commandes pendant un certain temps, ce qui le rend vulnérable. Il vous faudra donc en user avec discernement !



La plupart des mouvements et des manipulations à faire sont disponibles dans un menu spécial auquel on peut accéder en appuyant sur Start puis Sélect pendant le jeu, ce qui est assez pratique pour maîtriser les coups de base. Mais les coups les plus ravageurs, connus sous le nom de « Météore Smash » (un enchaînement de coups très plaisant à voir qui laisse des dommages considérables à l’adversaire), ainsi que les parades ne s’y trouvent pas, au joueur de les découvrir (par les journaux spécialisés à l’époque, par Internet de nos jours). D’autre part, le plaisir que l’on a lors des combats, surtout au début, ou encore dans un niveau de difficulté bas ou moyen, est gâché par une certaine lenteur, qu’on ne retrouve heureusement pas quand les combats se corsent ou quand le niveau de l’adversaire, humain ou pas, est élevé !



La jouabilité, quand à elle, est assez basique, proche de celle de tous les jeux de combat sur 16 bits. Chaque bouton correspond à un coup particulier, l’un servant même à lancer directement une simple boule de feu, ce qui rend les personnages beaucoup plus évidents à contrôler que dans la version MegaDrive. Par contre, il est des enchaînements qui ne sont pas réellement faciles à faire, telle que les « Météores Smashes » par exemple. Mais cela ne fait qu’augmenter l’attrait du jeu, quand on sait que c’est la maîtrise de tels mouvements, après un bon moment de pratique, qui rend le joueur expérimenté et qui peut lui permettre d’atteindre les niveaux uniquement disponibles en mode « Hard », et aussi de pouvoir affronter d’autres joueurs du même niveau pour des parties complètement prenantes et endiablées !



À tout cela s’ajoute une réalisation quasi parfaite. Les graphismes du jeu sont bien faits, avec une multitude de niveaux quelque peu interactifs ; et les musiques, qui elles sont tout bonnement sublimes – on connaît tous la qualité du processeur sonore de la Super Nintendo, dont un certain Ken Kutaragi est à l’origine ; et cette puissance sonore est superbement exploité dans Super Butoden . Il va sans dire donc que la durée de vie de cet opus est assez importante, et que, même quand on en explore tous les recoins, l’envie d’y jouer subsiste !



Les :
- Excellente réalisation, surtout s’agissant de la bande sonore
- Très fidèle à l’univers et à l’histoire de DBZ
- N’est pas exclusivement limité aux fans de la série !
- Durée de vie importante !

Les - :
- Traduction minable
- Peut paraître lent parfois



Note: 15/20

« Dragon Ball Z 2 : la Légende Saïen » peut être considéré comme le joyau de la série des Super Butoden. En effet, à un très bon mode histoire fidèle à la série animée s’ajoutent un mode championnat augmentant la durée de vie de façon non négligeable, une jouabilité correcte et une réalisation quasi parfaite ! On déplorera certes une certaine lenteur à laquelle on s’habituera ; et une traduction proche du « foutage de gueule », mais il n’empêche que c’est l’un des meilleurs jeux de la ludothèque « Super Nintendesque » ; et que d’ailleurs c’en est un des jeux les plus populaires, même s’il reste un cran en-dessous d’un jeu comme Dragon Ball Hyper Dimension, sortie sur la même console. DBZ2 est un jeu qu’on devra essayer au moins une fois, ne serait-ce que pour le plaisir d’incarner Broly, le Super Saïen Légendaire, - qui n’apparaît que dans cet opus sur 16 bits- ou le combattre, si l’on veut s’ériger en sauveur du monde ...



[ Page générée en 0.333 s - 0 connectés ]